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Saint-Gratien
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Saint-Gratien au fil du temps

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Armoiries 02

Tombeau de Pierre Catinat (Mortagne-en-Perche)

Armoiries 01

Blason de Saint-Gratien (version de 1944)

On retrouve l'armorial de la famille Catinat dans l'Armorial Général de France (armorial d'Hozier). Il est : d'argent à la croix de gueules, chargée de neuf coquilles d'or. (en héraldique, gueule signifie rouge).

Nous ne connaissons pas les raisons du choix de cette symbolique. Dans l'un des anciens manoirs familiaux à Mauve-sur-Huisne (Orne), plusieurs traces de peintures anciennes laissent entrevoir ces coquilles. Associée à ce blason, on retrouve parfois la devise de la famille : Tout obéit à la vertu.

Le tombeau de Pierre Catinat, père du Maréchal, est situé dans la chapelle du couvent Saint-François de l'hôpital de Mortagne-en-Perche (Orne). Même s'il est en partie caché par un autel, le fameux blason familial y est bien visible.

A Saint-Gratien, le 1er juillet 1944, M. Thonon, le maire de l'époque, adopte la proposition de M. Lasne de Marquessac, héraldiste qui lui soumet deux projets de blason. Le premier présente les armoiries de son Altesse Impériale la Princesse Mathilde, le second, celles du Maréchal Catinat.

La commission d'héraldique de Seine et Oise se référant au contexte historique émet un avis favorable pour la seconde proposition. Sachant que l'on ne peut reprendre des armoiries existantes sans certaines modifications, on y ajoute en tête une muraille de château représentant la ville.

Le 8 novembre 1944, le Conseil municipal entérine la décision et adopte comme blason de notre ville les armoiries issues de celles du Maréchal. Elles seront ensuite légèrement modifiées dans les années 80.

A l'aube du XXIe siècle, issu du blason traditionnel, un logo est créé par la directrice artistique, Odile Delaporte. Les éléments stylisés du blason sont en jaune or. Le nom de la ville vient s'accoler au côté droit dans un bandeau rouge bordeaux.


Armoiries 06

Logo de Saint-Gratien

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Origines 01

La carte ci-dessus date de 1674 (source Gallica). Elle fut établie par l'académie royale des sciences de Paris. Les noms de communes se rapprochent déjà de nos appellations d'aujourd'hui, mais, d'une carte à l'autre ceux ci restent parfois différents.

Origines 02

Cette seconde carte, de la même époque nous laisse deviner le passage de la Chaussée Jules César (source Gallica).

Depuis l'an 96, la chaussée Jules César relie Lyon à Barfleur (Manche) en passant par Lutèce. Non loin de la voie romaine, au pied d'une colline, un grand étang poissonneux et des forêts giboyeuses attirent quelques cultivateurs qui y établissent une métairie. Vers l'an 1000, les eaux arrivent au niveau de l'Église actuelle. Le lac est plus vaste qu'aujourd'hui, le terrain est tourbeux et mouvant. Les puissants seigneurs de Montmorency assèchent son pourtour grâce à une main d'oeuvre soumise.

Vers l'an 1015, Roger de Blois, évêque de Beauvais obtient de l'évêque d'Amiens la translation du corps de celui qui allait devenir notre saint patron. Depuis la Somme, lieu de sa persécution en 303, les reliques de Saint Gratien sont transportées au monastère Notre-Dame de Coulombs, près de Chartres. Au sein de la Seigneurie de Montmorency, le passage des reliques marque fortement l'esprit des habitants qui décident de la construction d'une chapelle. Celle-ci s'entoure ensuite de quelques habitations, le tout vers la rue Sœur Angèle (précédemment dénommée rue aux Chiens, puis rue de l'Etang) et la rue Deschamps (précédemment dénommée rue de l'Eglise, puis rue Mathilde).

Au Moyen-Age, la terre de Saint-Gratien est partagée entre les Montmorency, l'abbaye de Saint-Denis et le prieuré de Conflans.

A la fin du XIIe siècle, l'histoire nous a laissé le nom des premiers possesseurs de la terre de Saint-Gratien : Mathieu le Bel et ses hommes-liges Guillaume de Cornillon et Yves de Musavenne. Alors ratachée au prieuré de Saint-Denis, un acte de l'an 1293, nous indique qu'elle serait passée aux mains de la Seigneurie de Montmorency. Quatorze villages sont cités dans celui-ci, à savoir Sosoi, Groloi, Montmeignie, Andeilli, Magafin, Moulignon, Métiger, Tour, Yeaubone, Ermon, Sarnoi, Franconville, Saint Gratien et Espineil.

Contrairement à ce qu'il advint des localités voisines, la terre de Saint-Gratien aurait été ensuite rattachée au prieuré de Conflans Sainte Honorine (Yvelines) qui dépend lui-même de l'abbaye du Bec d'Hellouin (Eure). Cette dernière finissant par la céder à Jean Poisle dont l'une de ses descendantes épousera le père du futur Maréchal de Catinat.

Nombre de documents traitant de l'histoire de notre commune indiquent que le nom primitif du village était Gailleville et qu'il était connu dès le Haut Moyen Age, voire même l'époque gallo-romaine. Ce nom (Sanctus Gratiani de Gailleville) n'apparait en fait qu'au XVIIe siècle dans un document ecclésiastique.


Origines 03

Détail d'une carte de Cassini du XVIIIe siècle (cassini.seies.net)

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Cresson 01

Une botte de cresson

En botanique, le cresson, est classé parmi les crucifères. Il pousse dans l'eau, et ses feuilles immergées se consomment en salade.

D'après le rapport de la société royale d'agriculture (1845) il existait, entre Ermont, Saint Gratien et Epinay un marais de quatre kilomètres, couvert de roseaux et d'eaux infectes, stagnantes, provenant des sources hydrosulfureuses d'Enghien. En 1832, la zone est mise en vente mais ne trouve aucun acquéreur. C'est monsieur Fossiez, cultivateur des cressonnières de Saint-Léonard et Saint Firmin près de Senlis qui, quelques années plus tard, en fait l’acquisition pour l’aménager en cressonnières. Trente fosses sont mises en exploitation. Sous son impulsion plus de 150 hectares de marais dans les communes voisines d'Ermont, Eaubonne, Soisy, Deuil, Epinay sont asséchés et mis en culture avec grand succès.

Ces cultures perdurèrent jusqu'au début du XXe siècle, mais les conditions de travail, les maladies d'animaux attribuées au cresson (la douve notamment) et l'augmentation du prix des terrains entraînèrent la fin de ces cultures.


Cresson 02

La maison de style mauresque visible sur cette carte postale se situe actuellement au 62 avenue Lacour.